The Secret History de Donna Tartt

Hello les fées !

Cette semaine, je vous présente un livre que je suis en train de lire, « The Secret History » de Donna Tartt datant de 1992. J’en suis exactement à la moitié, et comme il fait tout de même 600 pages, je me laisse encore une semaine pour le finir. Ne le voyant qu’en VO sur Instagram, j’ai d’abord cru qu’il n’existait pas en français, mais en faisant des recherches, je l’ai trouvé ! Il a été traduit en 2014, et se nomme « Le maître des illusions » pour celle et ceux qui n’aime pas ou ne peuvent pas lire en VO.

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Note : 5 sur 5.

Donna Tartt {1992}

« I am nothing in my soul if not obsessive »

Contre toute attente, l’histoire débute en Californie. Je dois dire que ce n’est pas du tout ce que j’imaginais, car ce livre est bien connu sur les réseaux sociaux pour son esthétique « Dark Academia » (voir mon tableau Pinterest en bas de page, bien qu’il ne soit pas totalement représentatif), qui ressemble plus à d’infinies forêts et des bâtiments en pierres, plutôt que des palmiers et la plage. J’ai donc donc été surprise par les premières pages. Cependant, dans l’attitude du personnage principal, je me suis vite rendue compte que ça place n’était pas vraiment sur la côte Ouest Américaine, mais de l’autre côté du continent. (Si on prend en compte l’esthétique et tout ses clichés). C’est donc dans le Vermont dans l’université de Hampden College (état au dessus de New York et juste en dessous Montréal) que se retrouve Richard Papen, le personnage dont on suit le point de vue tout au long de cette histoire.

Dans les premières pages du roman, on découvre peu à peu sa personnalité, et la trame principale ne commence vraiment que quand Richard décide de continuer d’étudier le grec. Langue qu’il a étudié durant ses années d’université précédentes en Californie. Le premier problème se pose alors, le professeur qui enseigne cette langue est assez particulier, et un des autres professeurs le met en garde contre ce dernier. Julian Morrow ne prend que quelques élèves qui se doivent d’assister uniquement à ses cours. (Il lui propose tout de même d’étudier le français avec un autre professeur). Une fois notre protagoniste accepté dans ce cours, nous rencontrons les cinq autres élèves de Julian, Henry, Bunny (Edmund), Charles, Francis, et Camilla, la sœur jumelle de Charles. L’image que j’ai de cette classe, est une ambiance élitiste mais où les sujets abordés sont passionnant, tout a l’air de ce dérouler de façon presque utopique. Quel rêve de pouvoir étudier des sujets intéressants (bien que ce soit un cours de grec, j’ai l’impression qu’il leur enseigne plus un style de vie et des idéaux), en cours presque particuliers, tout en étant libre de philosopher la vie ! Malgré l’apparence froide de ses camarades, Richard essaie tout de même de se faire une place dans ce cercle restreint. Il fini d’ailleurs par être invité les week-ends dans la maison de campagne de Francis, non loin du campus, où ils passent leurs journées à lire, étudier, jouer aux cartes, et se promener. (et boire, beaucoup, tous les soirs).

Au début du livre, j’ai vite eu l’impression malgré cette magnifique façade (tous les élèves de ce cercle restreint , ainsi que leur professeur, on l’air riche, d’avoir beaucoup de connaissances, d’appartenir à une autre époque), que quelque chose n’allait pas. Après tout, ça avait l’air trop beau pour être vrai, et j’ai pensé, dès le départ, qu’ils étaient tous trop parfait pour que ça ne cache pas quelque chose de sombre. L’ambiance est à la fois passionnante et étrange. Plus on creuse, plus on avance dans l’histoire, plus on découvre réellement les personnages. C’est exactement la raison pour laquelle je n’ai pas réussi à décrocher pendant ces 300 premières pages. (oui 300 c’est juste la moitié, désolé) Normalement des chapitres si longs, entre 50 et 100 pages, m’aurait décourager mais grâce au rythme de l’histoire, parsemé de petites découverte par ci par là, j’ai eu énormément de mal à le poser.

Nous entrons ensuite dans le quatrième chapitre, à partir d’ici, je vais essayer d’être le plus vague possible, mais il y aura des spoilers. Pour cette raison, la suite est en couleur très claire, il vous suffit de passer votre souris dessus pour lire, ou de sélectionner le texte et de le copier dans une note de votre téléphone.

La grande révélation ! Nos soupesons étaient bien fondé, il y a bien quelque chose qui se passe en arrière plan. Pendant tous ces week-ends à la campagne, le petit groupe essayaient de réaliser un rituel grec ancien permettant de se libérer de tous contrôle que l’on a sur son corps. (Vous commencez à voir où est ce que ça va merder ?) Bien évidement, Richard, n’est pas mis au courant, le considérant tous comme un étranger. Dans ce chapitre, notre héro apprend un soir par Henry, qu’ils ont réussi, mais que Bunny n’étant pas là à ce moment, se sent trahis. Il devine alors que ce soir là, ses camarades, on tué un innocent en pleine campagne. De plus, (parce que si il n »y avait que ça se ne serait pas drôle) Bunny l’apprend dans le journal locale une fois le corps trouvé. Il se met alors à faire des remarques désobligeantes et n’hésite pas à impliquer en public devant toute l’école, que le petit groupe sont des meurtriers. A ce moment précis, je savais que ça allait tourner au meurtre, mais je ne m’attendais pas à ce que ce soit révélé si tôt, ni du fait que Henry de déni même pas à Richard d’avoir tuer quelqu’un. D’autant plus qu’il traite l’évènement comme une affaire mineure, et est beaucoup plus inquiet de ce que Bunny sait et pourrait dire à la police.

Et dans le chapitre suivant, en effet, Edmund (Bunny) se montre de plus en plus insistant, comme par exemple, en traitant Camilla comme une moins que rien puisque c’est la seule fille du groupe. On découvre aussi dans les premiers chapitres qu’il n’a pas tant d’argent qu’il prétendait avoir et n’en a même pas du tout. Qu’l fait en sorte de tout se faire payer par les autres, dont un voyage en Italie par Henry pendant les vacances d’hiver. Il ruine totalement ces camarades, au point qu’il ne peuvent même plus s’enfuir de cette situation dans un autre pays comme ils l’avaient initialement prévu. Bien que j’ai une morale plutôt irréprochable (enfin je pense), j’ai eu l’impression de totalement la laisser tomber pour cette lecture, me mettant régulièrement du côté de nos quatre meurtriers (tout comme le personnage principal tout compte fait). Le fait que Bunny n’en ai aucune (morale) et soit régulièrement insupportable dans ses remarques, sur les vêtements de Richard, qui pourtant sont quasiment les mêmes que les siens, par seul motif qu’il vient de Californie, sur le serveur qui est potentiellement gay, et qu’il insulte sans beaucoup de discrétion au restaurant, ou encore sa petite amie qu’il traite plus comme quelque chose qu’il doit avoir pour réussir, que vraiment come une histoire d’amour, n’aident pas beaucoup à avoir envie de le défendre. (Toujours selon mon point de vue) Suite à ça, Henry craque est commence alors à planifier une deuxième tragédie, mais met cette fois Richard dans la confidence. Je ne vous mens pas en vous disant qu’en refermant le livre après le chapitre cinq, j’avais envie de crier. La seule chose présente dans ma tête était « Oh mon dieu, on est des meurtriers ! » (je suis toujours très impliquée dans ce que je lis). Bien que l’on nous dise clairement que Bunny va mourir dans le chapitre, je ne m’attendais pas du tout à cette dernière suite d’événement, chaque chapitre est plus imprévisible que le précédent.

Ce paragraphe, qui arrive un peu en retard, du fait de la longueur et de l’ennui, presque, que j’ai pu ressentir en lisant les chapitres 6 et 7. Bien qu’une certaine tension règne toujours dans l’air, il ne se passe pas non plus grand choses, malgré quelques événements (dont je ne parlerai pas pour ne pas vous spoiler), et le fait que tout le monde dans notre petite troupe est sur le point de perdre la raison. Plus j’avançais dans la deuxième partie du roman, plus les personnages, si mystérieux et d’apparence si parfaite au départ, ne me paraissaient plus si enviable, même plutôt pathétique dans l’immédiat pour certains. Je me suis alors dit que c’était le risque de trop vouloir échapper au monde réel, on se perd dans des fantasmes, et on voit les gens d’une façon différente dont ils sont réellement.

Comme je le disais les deux premiers chapitres de cette partie m’ont parus assez plats après le pic atteint en fin de chapitre 5. J’ai même voulu descendre ma note à 4 étoiles. Puis, finalement, le dernier chapitre a été vraiment haletant, avec du suspens jusqu’aux dernières pages. Et c’est, en effet, bien un 5 étoiles. J’aurais cependant aimé que le livre se termine sur cette fin de chapitre choquante et dramatique. Je n’ai pas forcément aimé l’épilogue. Je ne le trouve pas forcément utile non plus, puisqu’il ne fait que nous apprendre des choses dont on se doute déjà.

629 pages | édition Penguin | prix : 15€ | playlist pour lire

Avez vous déjà lu ce livre ? Un autre roman de Donna Tartt ?

Bonne semaine à tous ! On se retrouve le 5 décembre pour ma PAL du Cold Winter Challenge !

Temps d’écriture, photos, mise en page, recherches, relecture // 4h
{aucun partenariat dans cet article}

2 réponses à “The Secret History de Donna Tartt”

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